Accueil Inde Livres et revues Liens Non-violence Pélerinages Internationaux pour la Paix Cinéma Linux Forum Alternatives Gandhi Lanza del Vasto Photos Actions Léon Tolstoï John Ruskin H. D. Thoreau Etienne de La Boétie Romain Rolland Peace Pilgrim Notre Avenir à Tous Bhopal Mon CV |
Essai No. 1Les Racines de la VéritéParmi les désillusions qui ont affligé l'humanité à différentes périodes, la plus grande peut-être et certainement la moins honorable est l'économie moderne basée sur l'idée qu'un moyen d'action avantageux peut être déterminé en dehors de l'influence d'un caractère social. Bien sûr, comme dans toutes les autres désillusions, l'économie politique a une idée plausible de sa racine. Les caractères sociaux, dit l'économiste, sont accidentels et des éléments dérangeants de la nature humaine. Mais l'avarice ou le désir de progrès sont des éléments constants. Laissez-nous éliminer les éléments changeants, et considérons l'homme pratiquement comme une machine à faire de l'argent. Examinons par quelles lois du travail, de l'achat et de la vente, la plus grande quantité de valeur peut être accumulée. Ces lois une fois déterminées, chaque individu pourra introduire autant de caractère social perturbant qu'il le souhaite. Ceci serait une méthode logique d'analyse si les éléments accidentels introduits ensuite étaient de même nature que les caractères examinés en premier. Supposant un corps en mouvement influencé par des forces constantes et changeantes, le plus simple moyen d'observer sa course est de tracer d'abord celle-ci suivant les facteurs constants, puis d'introduire ensuite les causes de variations. Mais les éléments perturbateurs du problème social ne sont pas de même nature que les éléments constants. Ils altèrent l'essence de l'objet examiné une fois qu'ils ont été introduits. Ils n'opèrent pas mathématiquement, mais chimiquement, introduisant des conditions qui rendent toutes nos connaissances d'alors inapplicables. Je ne douterais pas des conclusions de la science économique si j'acceptais ses termes. Mais elles ne m'intéressent pas plus que les conclusions d'une science de la gymnastique qui soutiendrait que les hommes n'ont pas de squelette. On pourrait montrer avec cette supposition qu'il serait bénéfice de rouler les gymnastes en boule, de les aplatir en galettes ou de les étirer en câbles. Ces résultats obtenus, le squelette serait réinséré à leur constitution, entraînant divers inconvénients. Le raisonnement pourrait être admirable, les conclusions vraies, et la science seulement déficiente dans son application. L'économie politique moderne est basée sur de semblables raisonnements. Elle imagine l'homme comme un corps sans âme, et construit donc ses lois en conséquence, Comment de telles lois peuvent-elles s'appliquer à l'homme auquel l'âme est un élément prédominant ? OOO L'économie politique n'est pas une science du tout. Elle n'est d'aucune aide quand les ouvriers font grève. Les patrons ont une vue sur la question, les ouvriers une autre. Et aucune économie politique ne peut comprendre cela. Conflits après conflits, on s'efforce vainement de montrer que les intérêts des patrons ne sont pas antagonistes à ceux des ouvriers. En fait, rien n'entraîne que des personnes doivent être antagonistes parce que leurs intérêts le sont. S'il n'y a qu'un morceau de pain dans une maison et que la mère et l'enfant sont affamés, leurs intérêts ne sont pas les mêmes. Si la mère le mange, l'enfant le veut. Si l'enfant le mange, la mère doit travailler le ventre vide. Cela n'induit pas qu'il y ait un antagonisme entre eux, qu'ils vont se battre pour le pain, et que la mère, étant la plus forte, l'obtiendra et le mangera. De façon similaire, il n'est pas certain, parce que leurs intérêts sont divers, que des personnes éprouveront de l'hostilité pour d'autres et utiliseront la violence ou la ruse pour obtenir un avantage. Même si l'on considère les hommes comme n'étant dirigés par aucune autre influence morale que celles qui affecte les rats ou les porcs, on ne peut montrer, d'une façon générale, que les intérêts du patron et de l'ouvrier sont opposés. Parce que, selon les circonstances, ils peuvent être divergeants ou ne pas l'être. C'est en fait l'intérêt des deux que le travail soit correctement fait et que l'ouvrier obtienne un juste salaire. Mais dans la division des profits, le gain de l'un peut être ou ne pas être la perte de l'autre. Ce n'est pas l'intérêt du patron de payer un salaire si bas qu'il laissera l'ouvrier malade et déprimé. Ce n'est pas non plus l'intérêt de l'ouvrier de recevoir un salaire si important qu'il conduise le patron à la faillite. Un chauffeur ne désirerait pas un haut salaire si la compagnie est trop pauvre pour garder la machine en état. C'est pourquoi toute tentative de déduire des règles d'action de la somme des opportunités est vaine. Car aucune action humaine n'a jamais été définie par le Créateur comme guidée par la somme des opportunités, mais par l'équilibre de la justice. Il a donc rendu toutes les tentatives pour déterminer une opportunité toujours plus futiles. Aucun homme ne peut savoir quel sera le résultat ultime pour lui-même ou pour d'autres d'une ligne de conduite donnée. Mais tout homme peut savoir, et la plupart de nous savent, ce qui juste et injuste. Et nous pouvons tous savoir que les conséquences de la justice seront finalement les meilleures possibles, à la fois pour les autres et pour nous-mêmes, bien que nous ne puissions dire ni quel est le meilleur, ni comment il viendra. OOO Dans le terme de justice, je veux inclure l'affection - celle qu'un homme doit à un autre. Toutes les relations justes entre un dirigeant et un exécutant dépendent finalement de cela. Considérons, par exemple, la situation des serviteurs domestiques. Nous supposerons que le maître de maison essaie seulement d'obtenir autant de travail de ses serviteurs qu'il le peut, au salaire qu'il leur donne. Il ne leur permet jamais d'être dés oeuvrés. Il les nourrit et les loge aussi mal qu'ils puissent le supporter. En faisant cela, il n'y a aucune violation de sa part de ce qui est communément appelé "justice". Il emploie les domestiques pour la totalité de leur temps et pour tout service, les limites de sa rigueur étant fixées par la pratique des autres maîtres des environs. Si le serviteur peut obtenir une meilleure place, il est libre de la prendre, Ceci est la vision politico-économique de cette situation en accord avec les docteurs de cette science qui affirme que par cette procédure, la plus grande quantité moyenne de travail sera obtenue du serviteur, et donc le plus grand bénéfice pour la communauté, et à travers la communauté, au serviteur lui-même. Ce n'est pourtant pas le cas. Ce le serait si le serviteur était une machine dont la puissance motrice était la vapeur, le magnétisme ou quelque énergie dont on puisse calculer la force. Mais il est au contraire une machine dont la puissance motrice est l'Ame. La force de l'Ame entre dans toutes les équations de l'économiste sans qu'il le sache et falsifie tous les résultats. La plus grande quantité de travail ne sera pas produite par cette curieuse machine pour de l'argent ou sous la contrainte. Elle sera obtenue quand la force motrice, disons la volonté ou l'esprit de la créature, est amenée à sa plus grande puissance par son propre carburant, nommément par l'affection. Il arrive souvent que le maître soit un homme de bon sens et d'énergie, et que beaucoup de travail matériel puisse être obtenu sous la contrainte. Il arrive aussi que le maître soit indolent et faible, et qu'une petite quantité de travail, mal fait, puisse être produite par son serviteur. Mais la loi universelle de la question est que, pour un maître, un serviteur et une quantité donnée d'énergie et de bon sens, le plus grand résultat matériel qu'ils peuvent obtenir ne le sera pas par antagonisme, mais par affection mutuelle. Et ceci ne sera pas moins vrai si l'indulgence est abusée ou si la gentillesse rencontre l'ingratitude. Car le serviteur qui, gentiment traité, sera ingrat, sera vindicatif s'il est traité rudement. Et l'homme qui est malhonnête pour un maître libéral, sera injurieux pour un maître sévère. Dans tous les cas et avec toutes les personnes, le traitement généreux produira le résultat le plus efficace. Je considère ici l'affection entièrement comme une puissance motrice, aucunement comme une chose désirable ou noble en elle-même. Je la regarde simplement comme une force irrégulière, rendant futiles tous les calculs de l'économiste ordinaire. L'affection devient une vraie puissance motrice que si tous les autres motifs et conditions de l'économiste sont ignorés. Traitez le serviteur aimablement avec l'idée d'obtenir sa gratitude et son travail pour acompte, et vous n'obtiendrez, comme vous le méritez, ni gratitude ni travail pour votre bienveillance. Mais traitez-le aimablement sans aucun dessein matériel, et tous les objectifs économiques seront remplis. Ici comme partout, qui sauvera sa vie la perdra, et qui la perdra la trouvera. Un autre exemple simple de relations entre un dirigeant et un exécutant est ce qui existe entre le commandant d'un régiment et ses hommes. Supposant que l'officier désire simplement appliquer les règles de discipline pour rendre le régiment le plus efficace avec le moins d'efforts pour lui-même, il ne sera pas capable, par aucune règle, sur ce principe égoïste, de développer la force maximum de ses subordonnés. Mais s'il a des relations personnelles plus directes avec ses hommes, plus de soins pour leurs intérêts et un plus grand attachement pour leur vie, il développera leur force effective à un degré qu'on ne peut atteindre par d'autres moyens, à travers leur affection pour sa propre personne et leur confiance dans son caractère. Ceci s'applique plus strictement quand le nombre concerné est plus grand : une charge peut souvent être réussie bien que les hommes n'aiment pas leurs officiers. Une bataille a rarement été gagnée s'ils n'aiment pas leur général. OOO Un groupe de bandits (comme en Haute-Ecosse dans les temps anciens) peut être animé par l'affection parfaite, et alors chaque membre est prêt à donner sa vie pour celle de son chef Mais un groupe d'hommes associés légalement dans le but de produire et de vendre n'est habituellement pas animé par de tels sentiments, et aucun d'eux n'est prêt à donner sa vie pour celle de son chef Un serviteur ou un soldat est engagé pour un salaire et une période définis. Mais un ouvrier l'est pour un salaire variable suivant la demande de travail, et avec le risque d'être mis au chômage suivant les aléas du commerce. Dans ces conditions, aucune forme d'affection ne peut exister, seulement une forme explosive d'aversion. Deux choses seulement rentrent en considération en la matière : 1. Comment le niveau de salaire peut être régulé pour ne pas varier avec la demande de travail. 2. Comment est-il possible que des groupes d'ouvriers soient engagés et maintenus, quel que soit l'état du commerce, à un taux fixe de salaire sans augmenter ou diminuer leur nombre, pour leur donner un intérêt permanent à l'établissement où ils sont employés, comme celui des serviteurs d'une vieille famille ou comme l'esprit de corps des soldats dans un régiment d'élite. OOO I. Un fait curieux dans l'histoire des erreurs humaines est la négation par l'économiste de la possibilité de tels salaires fixes ne variant pas avec la demande de travail. Nous ne vendrions pas notre Premier Ministre aux enchères, si nous étions malades, nous ne chercherions pas un médecin qui prendrait moins que le prix habituel ; en litige, nous ne réduirions pas les honoraires de l'avocat ; pris sous une pluie battante, nous ne marchanderions pas le prix fixé avec le conducteur de bus ou de taxi.Le meilleur travail est et a toujours été, comme tout travail doit l'être, payé à un salaire fixe. Le lecteur répondra peut-être stupéfait "Quoi ! Payer le bon et le mauvais travail de même ?" Certainement. Vous payez à salaire égal, sans humeur, les bons et les mauvais prêtres, travaillant sur votre âme, les bons et les mauvais médecins, travaillant sur votre corps ; bien mieux, vous pouvez payer à salaire égal, sans humeur, les bons et les mauvais ouvriers travaillant pour votre maison. "Oui, mais je choisis mon médecin suivant ce que je pense de la qualité de son travail." De toutes façons, vous choisissez votre maçon. Le propre du bon ouvrier est d'être choisi. Le bon système respectant tout travail est celui où, ce travail étant payé à un salaire fixe, le bon ouvrier sera employé et le mauvais sera sans travail. Le mauvais système est celui où le mauvais ouvrier a la possibilité d'offrir son travail à moitié prix, et donc prend la place du bon ouvrier ou le force à travailler pour un salaire insuffisant. II. Cette égalité de salaire, donc, est le premier objet que nous avons à découvrir, le second est de maintenir un nombre constant d'ouvriers au travail, quelle que soit la demande aléatoire pour l'article qu'ils produisent. Le salaire qui permet à un ouvrier de vivre est nécessairement plus élevé si son travail est soumis à des interruptions que s'il est assuré et continu. Dans le dernier cas, il obtiendra un revenu plus faible, mais fixe. L'assurance d'un travail régulier pour l'ouvrier est, comme pour son patron, intéressante sur le long terme, bien qu'elle ne permette pas de gros profits, de prendre de grands risques 'ou de spéculer. Le soldat est prêt à donner sa vie pour son chef Il a donc un honneur plus grand que l'ouvrier ordinaire. En réalité, le devoir du soldat n'est pas de tuer, mais d'être tué pour la défense des autres. La raison pour laquelle le monde honore le soldat est que sa vie est au service de l'Etat. Cela est vrai également pour le respect que nous donnons au juge, au médecin ou au prêtre, fondé finalement sur leur sacrifice. L'homme de loi s'efforcera de juger avec impartialité, en viendra ce qu'il peut. Le médecin soignera ses patients avec soin, quelles qu'en soient les difficultés. Le prêtre instruira sa congrégation et la dirigera vers le droit chemin. Tous les membres effectifs de ces soi-disant professions d'études sont dans l'estime du public plus que le dirigeant d'une firme commerciale, car celui-ci est toujours présumé agir égoïstement. Son travail peut être tout à fait nécessaire à la communauté. Mais sa motivation est comprise comme totalement personnelle. Le premier objectif du commerçant est, dans toutes ses affaires, d'obtenir le maximum de profit pour lui-même et de laisser le minimum pour le consommateur (du moins le public le pense). Se faire reconnaître par un statut politique est le principe nécessaire de son action. Le commerçant le revendique et les consommateurs l'adoptent réciproquement. Proclament par la loi de l'univers que l'attitude d'un acheteur est de marchander et que celle d'un vendeur est de tricher, le public condamne involontairement l'homme de commerce pour sa complaisance avec sa propre situation et le considère pour toujours comme appartenant à un grade inférieur de la personnalité humaine. Et ils doivent faire avec. Ils auront à découvrir une forme de commerce qui n'est pas exclusivement égoïste. Ou plutôt ils doivent découvrir qu'il n'y a jamais eu et qu'il ne peut exister d'autres formes de commerce, que ce qu'ils ont appelé commerce n'était qu'une tromperie. Dans le vrai commerce, comme dans la prédication ou le combat conformes à la vérité, il est nécessaire d'admettre d'idée d'une perte volontaire occasionnelle. Cet argent doit être perdu, aussi bien que des vies, dans un sens de devoir. Le marché peut avoir ses martyrs comme l'Eglise, et le commerce a son héroïsme autant que la guerre. Cinq grandes professions intellectuelles existent dans toutes les nations civilisées : La profession du Soldat est de défendre la nation. Celle du Prêtre est de l'instruire. Celle du Médecin est de la garder en bonne santé. Celle du Juge est d'y rendre la justice. Celle du Commerçant est de la pourvoir. Le devoir de tous ces hommes est à l'occasion de mourir pour elle. Car l'homme qui ne sait pas réellement quand mourir ne sait pas comment vivre. Observez que la fonction du commerçant est de pourvoir la nation. Ce n'est pas plus sa fonction d'obtenir un profit pour lui-même que celle du prêtre d'obtenir son salaire. Ce salaire est un accessoire nécessaire, mais non le but de sa vie s'il est un vrai prêtre, pas plus que les honoraires sont le but de la vie d'un vrai médecin. Le profit n'est pas non plus le but de la vie d'un véritable commerçant. Pour tous les trois, si ce sont des hommes de vérité, leur travail doit être fait quel que soit leur profit - même pour rien, ou pour le contraire d'un profit ; la fonction du prêtre étant d'instruire, celle du médecin de soigner et celle du commerçant de pourvoir. Il doit appliquer toute sa sagacité et son énergie pour produire le mieux possible les objets qu'il vend, et les distribuer au plus bas prix où ils sont les plus nécessaires.Parce que la production d'un objet courant demande le concours d'un grand nombre de vies et de mains, le commerçant devient le maître et le responsable d'un grand nombre de gens plus directement qu'un officier militaire ou qu'un prêtre. S'il faillit, la responsabilité des conditions de vie des personnes engagées dans son commerce lui revient en grande part. Son devoir devient, non seulement de produire les biens les meilleurs et les moins chers, mais aussi de rendre l'emploi des personnes engagées dans la production le plus bénéfique pour elles. Ces deux fonctions demandent pour leur plein exercice la plus haute intelligence autant que la patience, la gentillesse et le tact. Le commerçant doit mettre toute son énergie comme le soldat ou le médecin doivent le faire, pour donner, si nécessaire, leur vie comme il peut leur être demandé. Il doit principalement veiller à deux choses : premièrement, ses engagements ; deuxièmement, la perfection et la pureté des objets qu'il produit et qu'il vend. Plutôt que d'accepter une détérioration ou une altération, de demander un prix exorbitant et injuste, il doit faire face sans peur à toute forme de détresse, de pauvreté et de travail qui serait nécessaire pour maintenir cette qualité et ses engagements. Dans sa fonction de responsable des personnes qu'il emploie, l'homme de commerce est investi d'une autorité et d'une responsabilité de chef de famille. Souvent, quand un jeune entre dans un établissement commercial, il est soustrait à l'autorité de sa famille. Son patron doit devenir son père, car celui-ci n'est plus là pour lui fournir une aide pratique et constante. Ainsi le seul moyen pour que le patron soit juste avec ses employés, est qu'il se demande s'il prend de telles décisions et s'il agit réellement avec eux, comme il le ferait avec ses propres enfants. Supposons que le capitaine d'une frégate prenne son propre fils comme marin. Il doit toujours traiter les hommes dont il a la charge comme il traiterait son fils. Supposons qu'un chef d'entreprise prenne son fils comme simple ouvrier. Il doit toujours traiter chacun de ses employés comme il traiterait son fils. Ceci est la seule règle véritable, efficace et pratique, qui peut être donnée dans le domaine de l'économie. Le capitaine d'un bateau doit être le dernier à le quitter en cas de naufrage et doit partager la moindre nourriture en cas de famine. De même, en cas de crise, le chef d'entreprise doit en supporter les conséquences avec ses employés, et même prendre sur lui plus qu'il ne leur demande, comme un père se sacrifierait pour ses enfants dans une famine, un naufrage ou une bataille. Tout ceci semble très étrange. Mais la seule réelle curiosité en la matière est que cela ne soit pas toujours ainsi. Car tout cela est vrai pratiquement et en dernier ressort, toutes les autres doctrines étant impossibles en pratique dans un état progressif de vie nationale, Toute la vie que nous possédons maintenant comme nation est mise en danger par quelques esprits forts et quelques coeurs pleins de foi dans les principes économiques enseignés par notre multitude. Mais ces principes conduisent à la destruction nationale. Quels que soient les modes et les formes de destruction auxquelles ils conduisent, j'espère dans la raison, détaillée dans le prochain chapitre. © Traduction Yann Forget |
| « La mort attrape d'abord ceux qui courent. » Lao-Tseu | « La bêtise et la force sont les armes des faibles. » Un lycéen | « Les marginaux sont les ramoneurs du conformisme. » André Larivière |
| Dernière modification : 17.06.2008 | ||
| M'écrire (attention: supprimer les espaces) | © Yann FORGET 1997-2008 |